Agriculture en zones humides

Signature d’une convention nationale

Dans le monde, 67 % des zones humides ont disparu depuis le début du XXe siècle. Or, ces espaces très fragiles contribuent au renouvellement des nappes phréatiques, protègent des crues et des sécheresses, réduisent l’érosion, filtrent les pollutions… Elles sont aussi d’une très grande richesse écologique : 50 % des oiseaux et 30 % des espèces végétales remarquables et menacées en dépendent. En France, les zones humides – prairies humides, marais, tourbières, estuaires, lacs, étangs… – représentent 3 millions d’hectares. D’ici 2015, le Grenelle Environnement prévoit l’acquisition par le Conservatoire du littoral et les agences de l’eau de 20 000 ha de zones humides parmi les plus menacées. Les préserver constitue bien sûr un enjeu prioritaire mais leur sauvegarde apparaît aussi intimement liée à la mise en place d’une agriculture respectueuse et économiquement viable. L’Assemblée permanente des chambres d’agriculture et le ministère de l’Écologie et du Développement durable ont donc signé une convention le 24 février dernier afin d’engager des programmes d’action territoriaux conjuguant pratiques agricoles viables et préservation des zones humides. Les chambres d’agriculture seront chargées de piloter ces programmes d’actions en concertation avec un comité de pilotage désigné localement : dans les trois ans à venir, 24 territoires pilotes seront choisis pour tester des solutions agricoles durables, adaptées aux problématiques locales. Cette année, douze programmes d’actions territoriaux seront mis en place avec l’aide des différentes agences de l’eau dont celle de Loire-Bretagne. À noter que la convention n’est pas coercitive puisqu’elle s’appuie sur les chambres d’agriculture volontaires. Au total, l’opération fait l’objet d’une subvention de 150 000 euros sur trois ans de la part du ministère en charge de l’écologie.

01 janvier 1970