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Gestion des eaux de ruissellement

Une étude auprès des collectivités

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“Nous n’intervenons pratiquement pas sur la problématique eaux pluviales, explique Philippe Agenet, chargé de mission à la direction des politiques d’intervention de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne. Nous n’accordons que 400 000 euros d’aides sur ce type de sujet sur un total de 330 millions d’euros, c’est dire ! De fait, comme nous ne finançons pas, nous ne disposons d’aucune info ni statistique.” Or, la législation pourrait bien évoluer rapidement dans ce domaine. Jusqu’ici, les collectivités géraient le petit cycle de l’eau – eau potable et assainissement. Elles devraient demain avoir aussi à composer avec le grand cycle de l’eau, c’est-à-dire l’eau pluviale, les inondations et les milieux naturels. “Nous avons donc décidé de constituer un inventaire de la gestion des eaux de ruissellement sur le territoire”, reprend Philippe Agenet.
L’étude, lancée début 2013, a été menée en quatre phases. La première a consisté à porter un regard sur ce qui était fait dans les autres agences. Un questionnaire a ensuite été adressé à 300 collectivités identifiées comme ayant déjà mené des actions dans ce domaine. Ce questionnaire abordait à la fois des questions administratives (comment l’eau pluviale est-elle traitée dans le PLU, y a-t-il une réglementation spécifique pour les zones nouvelles…), techniques (principes mis en œuvre pour la gestion intégrée) et financières (avec quels moyens…). “Nous avons obtenu une centaine de réponses, indique Philippe Agenet. Cela nous a permis de constater que certaines collectivités faisaient de la gestion intégrée sans le savoir alors que d’autres s’en vantaient sans vraiment en faire. Nous avons ainsi pu classer les réponses selon leur degré d’intérêt.” Trente collectivités ont alors été retenues pour recevoir la visite du bureau d’études, dont Nantes Métropole, la seule sur le territoire du SAGE Estuaire de la Loire.
“L’état des lieux est intéressant, souligne Philippe Agenet. On constate que beaucoup de collectivités font de la gestion intégrée et que certaines ont même instauré la taxe eaux pluviales. Leur expérience est le plus souvent positive et enrichissante car cette approche permet de mieux intégrer les sites urbains dans le paysage mais aussi de réaliser de grosses économies. La Ville de Rennes estime, par exemple, avoir économisé 5 millions d’euros en quinze ans avec des techniques alternatives !” La dernière phase va consister à réaliser un document de cinq ou six pages à l’intention des élus et techniciens pour dresser le bilan de l’étude. “Il s’agit aussi de créer un lien : montrer où se trouvent les ressources, où il est intéressant d’aller voir une réalisation.” Sa sortie est prévue début 2014. L’étude fera ensuite l’objet de deux Rencontres de l’eau, le 8 avril au Mans et le 27 mai à Clermont-Ferrand.

Rappelons que les 3e Rendez-vous du SAGE qui se tiennent le 14 novembre 2013 à Héric seront justement consacrés à la gestion des eaux pluviales.

05 novembre 2013