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Le saviez-vous ?

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La Loire-Atlantique est le deuxième département français en termes de surfaces de zones humides !

Avec la Brière et le lac de Grand-Lieu, mais aussi les marais de Goulaine et ceux du Nord Loire, le département compte un très grand nombre de zones humides de toute première importance.

Il faut d'ailleurs noter que les zones humides représentent 14,4 % du territoire du SAGE Estuaire de la Loire, soit une superficie totale de 550 km2.

La zone humide est un élément essentiel du cycle de l’eau

Espace fascinant, souvent un peu mystérieux, la zone humide joue un rôle fondamental dans le cycle de l’eau. D’abord parce qu’elle sert de réservoir tampon dans lequel les crues vont pouvoir s’étendre sans dommages, avant de soutenir l’étiage en aval. Ensuite parce qu’elle fonctionne comme un filtre physique et biologique. À ce titre, elle complète efficacement les stations d’épuration. Sa richesse biologique en fait également un lieu essentiel pour la faune et la flore : poissons et oiseaux y trouvent notamment un havre particulièrement propice à l’alimentation, au repos et à la reproduction… Mais ce n’est pas tout ! La zonehumide peut également jouer un rôle essentiel sur le plan économique : il s’agit souvent de terres particulièrement propices à la culture et à l’élevage extensif, qui peuvent aussi servir à des productions piscicoles et conchylicoles ou à la récolte du sel… Sans compter leur attrait touristique évident !

Le phosphore est le onzième élément le plus abondant sur Terre

Il est indispensable car il entre dans la composition de toutes les cellules des organismes vivants et intervient dans la production végétale. Mais il y a danger pour l’environnement dès lors qu’il est en surabondance. Les rejets de phosphore dans le milieu aquatique sont surtout d’origine agricole, essentiellement dus à l’activité d’élevage. Ces rejets provoquent l’eutrophisation des eaux douces : le phénomène se traduit par un développement important de végétaux qui finissent par sédimenter ou s’accumuler. La dégradation des débris organiques dans les eaux stagnantes provoque leur désoxygénation.

Sur le territoire, 77 communes sont soumises à un risque d’inondation

Sur l’ensemble du périmètre du SAGE, 59 communes sont en effet soumises au risque d’inondation de rivière, 12 au risque d’inondation maritime et 6 combinent les deux risques. Les crues majeures dans le périmètre du Sage sont de type océanique, c’est-à-dire engendrées par de longues périodes pluvieuses. Sur la Loire, les deux plus importantes ont eu lieu en décembre 1910 et en décembre 1982. En dehors du val de Loire, les risques d’inondation sont réels en amont de Nort-sur-Erdre, en particulier sur la commune de Saint-Mars-la-Jaille. Des études ont montré que les débits ont nettement augmenté sur l’Erdre depuis 1985 en raison de travaux de drainage agricole et d’aménagement des cours d’eau.

Il existe des atlas des zones inondables

La création des atlas des zones inondables a été décidée par le gouvernement en février 1990. Ils sont établis sur la base de la connaissance historique à partir des cartes, rapports et repères de crues des plus hautes eaux connues (PHEC) – elle correspond à la limite des eaux observées lors de la crue centennale de 1910. L’emprise définie par les PHEC est découpée en zones d’aléas d’inondation à quatre niveaux, faible, moyen, fort et très fort. Sur la vallée de la Loire, 17 atlas doivent être publiés entre sa confluence avec l’Allier et Nantes.

Nantes a eu les pieds dans l’eau en décembre 1910

Cette crue centennale est restée dans la mémoire collective des Nantais et donna des arguments aux partisans du comblement des bras de la Loire à Nantes. Le débit du fleuve atteignit 6 300 m3/s et une cote d’altitude de 6,66 m IGN 69 à Nantes – Anne-de-Bretagne. Pour faire face à de telles situations, le préfet a aujourd’hui à sa disposition le plan de prévention des risques inondation (PPRI) – en cours d’élaboration sur l’agglomération nantaise – dont l’objectif est de prévenir et limiter les conséquences des fortes crues. Le PPRI définit les secteurs susceptibles d’être inondés et les règles applicables à ces zones en matière d’occupation des sols et de construction des bâtiments. Celles qui sont exposées aux risques sont cartographiées et délimitées en tant que zones de danger et zones de précaution. Le PPRI permet également d’intervenir sur des zones non directement exposées mais pouvant contribuer à l'aggravation des crues à l’aval.

On utilise aujourd’hui 63 paramètres pour déterminer si une eau est potable

Une eau potable est une eau que l’on peut boire sans risque pour la santé, une eau claire et agréable au goût et à l’odeur. Or, une eau d’apparence propre et limpide peut contenir diverses bactéries nocives pour l’homme. Prélevée dans les eaux superficielles ou souterraines, l’eau est ensuite traitée pour être potable. En Europe, les normes sont fixées par la Commission des communautés européennes. Au XIXe siècle, 6 paramètres permettaient de contrôler la qualité de l’eau, il y en a 63 aujourd’hui…

Sur le territoire du SAGE, l’eau potable provient essentiellement de la Loire

Sur le territoire du SAGE, l'eau de surface – on dit aussi “superficielle” – représente 60 % des volumes prélevés pour l'eau potable, les 40 % restants étant des eaux souterraines. La Loire représente à elle seule 99 % des volumes prélevés en eaux superficielles sur le territoire. Ces eaux sont utilisées aussi bien pour l’alimentation en eau potable que pour l’industrie ou l’irrigation. Les prélèvements issus de l’Erdre, beaucoup moins importants, servent surtout pour l’irrigation. En ce qui concerne les nappes souterraines, la nappe alluviale de la Loire supporte l’essentiel des prélèvements, suivie des aquifères de Campbon et Nort-sur-Erdre. À eux trois, ils supportent près de 70 % des prélèvements souterrains du SAGE Estuaire de la Loire.

L’eau potable n’est pas utilisée uniquement pour l’alimentation

Les agriculteurs mais aussi les industriels ont eux aussi des besoins importants en eau. L’industrie agroalimentaire, par exemple, a besoin d’une eau potable. L’industrie électronique d’une eau pure. En revanche pour le lavage des machines ou le refroidissement, l’exigence de qualité est plus faible. Comme la grande majorité des prélèvements s’effectue en Loire, il n’y a aucun problème en période des hautes eaux. Mais en période d’étiage, des arrêtés de restriction ou d’interdiction sont pris : les prélèvements pour l’irrigation des grandes cultures et cultures fourragères sont alors interdits. Il faut d’ailleurs noter que le périmètre du SAGE est l’un des plus industrialisés de France.

Les nitrates ne sont pas seuls en cause dans la prolifération des algues vertes

Trois facteurs doivent être réunis pour que les algues vertes prolifèrent, même si le premier élément déterminant est une présence importante d’azote – fertilisants, rejets urbains… – dans l’eau. Il faut en effet aussi des conditions environnementales et géographiques spécifiques : des températures élevées avec une forte intensité lumineuse au printemps et en été, ainsi qu’un faible renouvellement des masses d’eau.

Une nouvelle directive se met en place sur la qualité des eaux de baignade

La directive européenne de 2006 relative à la qualité des eaux de baignade va être progres-sivement mise en œuvre d’ici 2015. Elle remplace la directive de 1976 en introduisant des évolutions en termes de classement des plages, de gestion préventive des risques de pollution et d’information des usagers. Ces mesures vont s’appuyer sur un ensemble de dispositions organisationnelles et techniques, dont la réalisation de profils de baignade constitue l’une des principales obligations.
Le profil de baignade comporte une description physique de la plage et recense toutes les sources de contaminations microbiologiques qui pourront éventuellement conduire la collectivité responsable à interdire temporairement la baignade ou à prendre des mesures de gestion pour la protection sanitaire des usagers. Un profil peut ainsi conduire à l’établissement d’un plan d’actions pour préserver ou reconquérir la qualité des eaux de la plage.
Le décret n° 2008-990 du 18 septembre 2008 qui transpose la directive précise que les responsables de sites de baignade doivent réaliser les profils de leurs plages avant février 2011.

Il existe quatre niveaux de vigilance pour les crues

Sur la Loire, les stations de référence sont situées à Saumur, Les Ponts-de-Cé, Montjean-sur-Loire, Ancenis et Nantes. C’est le Service de prévision des crues Maine Loire aval (SPC MLa) qui informe sur les niveaux observés. Pour leur part, les préfectures gèrent le volet sécurité civile selon quatre niveaux de vigilance :

  • rouge, pour le risque de crue majeure avec menace directe et généralisée de la sécurité des personnes et des biens,
  • orange, pour le risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes,
  • jaune, pour le risque de crue ou de montée rapide des eaux n’entraînant pas de dommages significatifs, mais nécessitant une vigilance particulière dans le cas d’activités saisonnières ou exposées,
  • vert, qui ne requiert pas de vigilance particulière.