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Les bonnes pratiques

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Améliorer les réseaux de distribution pour limiter les pertes en eau

Les enjeux

L’eau parcourt de nombreux kilomètres dans des conduites souterraines avant d’arriver jusqu’aux consommateurs. La surveillance et l’entretien de ces réseaux sont donc essentiels afin d’éviter toute fuite ou casse de canalisation. À l’échelle nationale, on estime en effet qu’environ 30 % du volume transporté est perdu en raison de fuites ! Ce n’est d’ailleurs pas le cas dans le périmètre du SAGE… Mais au-delà des pertes en eau potable, les conséquences d’un réseau vieillissant sont aussi d’ordre sanitaire. En Loire-Atlantique, le Schéma départemental de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable (AEP) souligne le bon rendement des réseaux structurants, mais le maintien de ces performances passe aussi par un renouvellement régulier des réseaux. L’objectif est bien sûr de limiter l’augmentation des prélèvements.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un diagnostic détaillé du réseau afin d’avoir des plans à jour, repérer les éventuelles fuites, identifier les branchements en plomb, les canalisations en amiante-ciment, évaluer l’état des canalisations et leur vieillissement, disposer d’un comptage de tous les prélèvements.
  • Poursuivre le programme d’entretien, de remise en état et de renouvellement des canalisations les plus anciennes et des branchements en plomb – ils devront tous être changés à l’échéance 2013 –, et installer des compteurs individuels. Toutes ces actions devront être accompagnées par une formation du personnel et une sensibilisation des abonnés.
  • Mettre en place un programme de surveillance, d’évolution des rendements et de contrôle des pressions d’eau dans le réseau. L’installation de débitmètres sur le réseau de distribution permettra d’évaluer et de localiser précisément les volumes perdus.

Mettre en place des systèmes hydro-économes

Les enjeux

Les besoins en eau ne cessent d’augmenter : en Loire-Atlantique, les projections indiquent des volumes moyens d’environ 97 millions de m3 en 2010 et 105 millions de m3 vers 2020, soit 18 % d’augmentation en dix ans… Si le territoire ne souffre pas de problèmes d’approvisionnement à court et moyen terme, il semble toutefois raisonnable et surtout possible de réduire cette consommation. Une étude de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne révèle en effet des potentialités d’économie d’eau pour les collectivités (hôtellerie, bâtiments publics, services communaux) de l’ordre de 20 à 30 % !

Les remèdes possibles

  • Équiper les bâtiments publics ou semi-publics ainsi que le parc locatif public de dispositifs hydro-économes – compteurs divisionnaires, réducteurs de pression, mousseurs, mitigeurs, chasses d’eau économes…
  • Encourager la construction ou la réhabilitation de bâtiments sous la norme HQE (Haute Qualité environnementale).
  • Sensibiliser le personnel aux économies d’eau et à la fermeture des robinets…
  • Mettre à la disposition des services d’espaces verts des techniques d’arrosage économes.
  • Choisir des plantes moins gourmandes en eau.
  • Développer les dispositifs de récupération d’eaux.
  • Sensibiliser les particuliers à l’entretien régulier de leur robinetterie afin d’éviter les éventuelles fuites.
  • Sensibiliser les particuliers à de nouveaux comportements : privilégier la douche au bain, préférer un lavage au lave-vaisselle deux à trois fois plus économe en eau que le lavage à la main.

Récupérer et valoriser les eaux pluviales

Les enjeux

La récupération de l’eau de pluie peut paraître relativement simple. Elle se heurte pourtant à de nombreuses difficultés d’ordre réglementaire, économique, technique, et même sanitaire. Selon le Code civil, les particuliers ont le droit de récupérer les eaux de pluie et d’en disposer à leur guise. Quant aux collectivités, la loi sur l’eau de 1992 leur impose la maîtrise des rejets pluviaux en milieu urbain : leur stockage provisoire peut être une solution. Toutefois, l’utilisation de l’eau de pluie en l’état ou partiellement traitée mais non potable n’est possible que pour les usages non domestiques. Elle permet surtout d’éviter le recours à l’eau potable lorsque ce n’est pas nécessaire – lavage des voitures, arrosage du jardin… Si l’intérêt économique de la récupération de l’eau pluviale est négligeable, les enjeux se situent clairement au niveau de la préservation de la ressource et s’inscrivent dans une démarche de développement durable.

Les remèdes possibles

  • Joindre un document sur les dispositifs de récupération d’eau de pluie à chaque délivrance d’un permis de construire et d’une autorisation de travaux.
  • Informer les particuliers sur les dispositifs d’aide à l’achat d’équipement de récupération des eaux pluviales.
  • Intégrer dans chaque nouveau projet d’aménagement une étude de faisabilité de la récupération des eaux pluviales.
  • Privilégier les constructions sur les critères de HQE afin d’anticiper dès la conception les enjeux d’économies d’eau et d’énergie.

Récupérer et valoriser les eaux usées traitées

Les enjeux

En France, la réutilisation des eaux usées traitées est quasi exclusivement destinée à l’irrigation. Depuis fin 2006, le Conseil supérieur de l’hygiène publique interdit en effet l’usage des eaux usées pour une utilisation en espaces verts et zones récréatives en milieu urbain ou périurbain. Les eaux usées traitées pourraient toutefois être une ressource alternative permettant de limiter les pénuries d’eau, de mieux préserver les ressources naturelles et de contribuer à la gestion intégrée de l’eau. En plus de l’irrigation, elles peuvent potentiellement être utilisées pour l’industrie – circuit de refroidissement, construction…

Les remèdes possibles

  • Mobiliser et faire collaborer les parties concernées – collectivités, industriels, agriculteurs… – pour mettre en place de nouveaux projets de réutilisation.
  • Réaliser des études sur les aspects environnementaux. La présence de sels, bore, sodium, notamment, peut avoir des effets négatifs sur certaines cultures.
  • Réaliser une étude financière sur le coût des infrastructures et d’exploitation.

De nombreuses études doivent d’abord être menées avant que des solutions concrètes puissent être proposées. 

Sécuriser l’alimentation en eau potable et économiser la ressource dans une exploitation agricole

Les enjeux

La disponibilité de la ressource n’est pas un enjeu prioritaire pour le territoire du SAGE Estuaire de la Loire. Il n’y a pas non plus de conflits d’usage, c’est d’ailleurs pourquoi il n’existe pas de règle de répartition entre eux. Mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? Avec le changement climatique, des experts prévoient en effet un accroissement des périodes de sécheresse pouvant créer des étiages plus importants des cours d’eau. Quant aux ressources en eau souterraines elles voient leur exploitation optimisée au maximum. Toutes ces incertitudes incitent donc à sécuriser les approvisionnements et à maîtriser les besoins futurs.

Les remèdes possibles

  • Réduire les consommations d’eau sur l’exploitation.
  • Adapter les modes d’arrosage des cultures et jardins.
  • Réutiliser les eaux usées traitées.
  • Mettre en place des cultures moins consommatrices en eau.
  • Récupérer les eaux pluviales.

Sécuriser l’alimentation en eau potable et économiser la ressource pour une collectivité

Les enjeux

La disponibilité de la ressource n’est pas un enjeu prioritaire pour le territoire du SAGE Estuaire de la Loire. Il n’y a pas non plus de conflits d’usage, c’est d’ailleurs pourquoi il n’existe pas de règle de répartition entre eux. Mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? Avec le changement climatique, des experts prévoient en effet un accroissement des périodes de sécheresse pouvant créer des étiages plus importants des cours d’eau. Quant aux ressources en eau souterraines elles voient leur exploitation optimisée au maximum. Toutes ces incertitudes incitent donc à sécuriser les approvisionnements et à maîtriser les besoins futurs.

Les remèdes possibles

  • Réduire les consommations d’eau de la collectivité et promouvoir les pratiques économes.
  • Adapter les modes d’arrosage des espaces verts et terrains de sport.
  • Réutiliser les eaux usées traitées.
  • Entretenir et surveiller les réseaux de distribution d’eau potable afin notamment d’éviter les fuites.
  • Récupérer les eaux pluviales.
  • Choisir des aménagements d’espaces verts moins consommateurs d’eau.

Sensibiliser le grand public aux économies d’eau

Les enjeux

L’essentiel de la consommation d’eau – les trois quarts pour être précis – est lié à des usages domestiques. Or, dans un contexte de réchauffement climatique et de multiplication des événements extrêmes, la question de la pérennité de la ressource se pose forcément. Il apparaît donc important de sensibiliser les particuliers, principaux consommateurs, afin qu’ils modifient leurs comportements et limitent leur consommation d’eau. La filière professionnelle – industriels de la plomberie, grossistes et détaillants, plombiers, entreprise du bâtiment… – devra elle aussi être sensibilisée aux enjeux.

Les remèdes possibles

  • Joindre un courrier d’information aux factures d’eau.
  • Réaliser une exposition tournante dans les établissements scolaires.
  • Organiser des salons d’informations.
  • Mettre en place une animation avec un espace de documentation générale pour les ménages afin de délivrer des conseils et promouvoir des équipements hydro-économes et un espace enfant.
  • Montrer l’exemple au travers d'aménagements d’économie d’eau dans les bâtiments publics et le faire savoir.

Pour plus de réussite, toutes ces actions devront cibler à la fois les particuliers, les industriels et les agriculteurs.