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Les bonnes pratiques

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Diagnostiquer les sources de pollutions bactériologiques

Les enjeux

Les paramètres bactériologiques permettent d’évaluer si la qualité des eaux est satisfaisante pour la baignade et les activités conchylicoles. Mais les sources de pollution bactérienne sont nombreuses, souvent ponctuelles, et difficiles à identifier précisément. Depuis 2006, la réglementation européenne s’est durcie et impose également aux collectivités de réaliser des profils de baignade avant le 24 mars 2011. Ces profils doivent comporter une description physique de la zone et recenser toutes les sources de contaminations microbiologiques. À partir de ces éléments, des plans d’actions pourront être mis en place pour préserver ou reconquérir la qualité des eaux et permettre la pratique des différents usages du littoral – baignade, pêche, conchyliculture…

Les remèdes possibles

Établir un profil baignade.
Améliorer la collecte et le traitement des eaux usées.
Réfléchir à la récupération des eaux usées des bateaux.
Réhabiliter les points noirs en assainissement non collectif.

Éviter l’eutrophisation des eaux douces

Les enjeux

L’agriculture a un rôle essentiel dans la maîtrise des ruissellements et le ralentissement des écoulements d’eau. Certains aménagements permettent de limiter les ruissellements et l’érosion. Ainsi, les talus perpendiculaires à la pente jouent un rôle de barrage au ruissellement et au drainage oblique ce qui a pour effet de limiter l’érosion des sols et les transferts rapides aux cours d’eau. Pour sa part, le bocage a un rôle tampon qui limite la sévérité des pics de crues et des étiages.

Les remèdes possibles

  • Planter des haies.
  • Mettre en place des surfaces enherbées qui favorisent le piégeage des particules de phosphore.

Éviter que le bétail s’abreuve directement au cours d’eau

Les enjeux

Permettre aux animaux d’élevage de s’abreuver directement à la rivière peut générer un certain nombre de nuisances. À commencer par la dégradation des berges avec un phénomène d’érosion lié au piétinement, accompagné d’une disparition de la végétation… Dans certains cas extrêmes, cela peut se traduire par l’élargissement du lit du cours d’eau et un réchauffement de l’eau. Les déjections animales peuvent également dégrader la qualité de l’eau… Sans compter les risques de chutes pour les animaux, ou de pathologies si l’eau est contaminée.

Les remèdes possibles

  • Réaliser une encoche dans la berge. Des petits blocs disposés dans le lit orientent le courant vers cet abreuvoir. Une clôture devant l’encoche bloque l’accès à la rivière.
  • Créer une fosse en dérivation avec le lit mineur, en installant une buse de prise, un réservoir et une buse de vidange. Ce procédé implique de maintenir le niveau d’eau. Si le dénivelé est important, la dérivation peut alimenter un abreuvoir.
  • Installer une pompe individuelle activée par l’animal avec son museau. Un système économique et efficace, mais inutilisable pour les ovins. Se désamorce facilement.
  • Capter une source pour alimenter l’abreuvoir. Une solution lourde qui nécessite une autorisation de la Police de l’eau.
  • Récupérer l’eau de pluie.

Dans tous les cas, les aménagements doivent être accompagnés d’une clôture pour interdire l’accès des bêtes à la rivière.

Limiter les pollutions bactériologiques

Les enjeux

Les pollutions bactériologiques sont les plus pénalisantes pour les différents usages économiques comme la baignade, la pêche et la conchyliculture. Si les sources de pollution bactérienne peuvent être multiples, les activités agricoles peuvent constituer un élément non négligeable. Il convient donc d’être particulièrement attentif à ces différents aspects.

Les remèdes possibles

  • Mettre aux normes les bâtiments d’élevage.
  • Éviter les épandages par temps de pluie.
  • Éviter les abreuvages directs dans les cours d’eau.

Réaliser un plan de désherbage communal

Les enjeux

Le désherbage de surfaces imperméabilisées ou à transfert rapide (caniveaux, avaloirs d’eau pluviale, fossés…) contribue de façon importante à la pollution des cours d’eau. En zone urbaine, les sols sont en effet souvent inertes, imperméables et dépourvus des matières organiques et des micro-organismes qui jouent un rôle important dans la dégradation des molécules phytosanitaires. De fait, les taux de transfert des substances actives sur de telles surfaces peuvent être jusqu’à 30 à 40 fois supérieurs à ceux générés par une parcelle agricole ! Aujourd’hui, la contamination des eaux superficielles par les produits phytosanitaires est généralisée et préoccupante et le coût pour rendre l’eau propre à la consommation donc de plus en plus élevé pour les collectivités. En adaptant les pratiques d’entretien, la mise en place d’un plan de désherbage communal permet de réduire rapidement le risque de pollution des eaux superficielles.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un audit sur les pratiques de désherbage de la commune.
  • Définir les objectifs d’entretien c’est-à-dire les zones où le désherbage est nécessaire et celles où il ne l’est pas.
  • Classer les zones à désherber selon leur niveau de risque (proximité à l’eau et capacité d’infiltration de la surface) et choisir les méthodes d’entretien.
  • Enregistrer les pratiques d’entretien de l’espace communal.
  • Réaliser un bilan annuel et mettre à jour les données tous les deux ou trois ans.

Réduire l’usage des pesticides

Les enjeux

Dans un souci esthétique, les collectivités s’attachent aujourd’hui à présenter des voies de circulation propres et des végétaux en bonne santé, en particulier en zone urbaine. Cette préoccupation peut les pousser à avoir recours aux produits phytosanitaires. Selon un rapport de l’Ifen, 91 % des cours d’eau et 55 % des eaux souterraines contiennent des pesticides. L’enjeu est donc de tendre vers le zéro phyto pour l’entretien de l’espace public en utilisant des techniques alternatives pour le désherbage des zones urbanisées à risque élevé. Mais il est aussi urgent de réfléchir en amont pour concevoir et aménager l’espace public afin de limiter le recours aux phytosanitaires. D’autant qu’il appartient dans ce domaine aux collectivités de montrer l’exemple.

Les remèdes possibles

  • Recourir à un désherbage thermique à gaz, à eau chaude, à mousse ou à vapeur.
  • Utiliser le désherbage mécanisé sur les terrains stabilisés et sablés. Si trois à quatre passages sont nécessaires chaque année, cette technique offre des rendements intéressants sur des surfaces sans obstacles.
  • Désherber manuellement avec des petits outils (binettes, parois, ratissoires…) dans les milieux à faible accessibilité. Les coûts de main-d’œuvre sont élevés mais cette technique permet d’intervenir dès que les plantes apparaissent.
  • Privilégier les caniveaux moulés aux bordures.
  • Créer une bande végétalisée pour intégrer le mobilier urbain afin de faciliter le passage des engins d’entretien. De même, privilégier les objets (bancs, poubelles, horodateurs…) suspendus ou fixés aux façades.
  • Privilégier la gestion différenciée : gérer les espaces verts selon leur nature, leur usage, leur surface, et affecter les moyens uniquement où ils sont nécessaires.
  • Accepter la végétation spontanée et ne réserver les traitements qu’aux cas extrêmes.

Sécuriser l'alimentation en eau potable et économiser la ressource dans l'entreprise

Les enjeux

La disponibilité de la ressource n’est pas un enjeu prioritaire pour le territoire du SAGE Estuaire de la Loire. Il n’y a pas non plus de conflits d’usage, c’est d’ailleurs pourquoi il n’existe pas de règle de répartition entre eux. Mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? Avec le changement climatique, des experts prévoient en effet un accroissement des périodes de sécheresse pouvant créer des étiages plus importants des cours d’eau. Quant aux ressources en eau souterraines elles voient leur exploitation optimisée au maximum. Toutes ces incertitudes incitent donc à sécuriser les approvisionnements et à maîtriser les besoins futurs.

Les remèdes possibles

  • Réduire les consommations d’eau.
  • Adapter les modes d’arrosage des espaces verts et jardins.
  • Entretenir et surveiller les réseaux de distribution d’eau potable afin notamment d’éviter les fuites.
  • Améliorer les procédés industriels.
  • Récupérer les eaux pluviales.
  • Sélectionner des plantes moins consommatrices d’eau.

Sécuriser l’alimentation en eau potable et économiser la ressource dans la vie quotidienne

Les enjeux

La disponibilité de la ressource n’est pas un enjeu prioritaire pour le territoire du SAGE Estuaire de la Loire. Il n’y a pas non plus de conflits d’usage, c’est d’ailleurs pourquoi il n’existe pas de règle de répartition entre eux. Mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? Avec le changement climatique, des experts prévoient en effet un accroissement des périodes de sécheresse pouvant créer des étiages plus importants des cours d’eau. Quant aux ressources en eau souterraines elles voient leur exploitation optimisée au maximum. Toutes ces incertitudes incitent donc à sécuriser les approvisionnements et à maîtriser les besoins futurs.

Les remèdes possibles

  • Réduire les consommations d’eau.
  • Adapter les modes d’arrosage des jardins.
  • Récupérer les eaux pluviales.

Utiliser des produits d’entretien écologiques

Les enjeux

Sur les 100 000 substances chimiques commercialisées en Europe, seules 5 000 ont fait l’objet d’études sur leurs propriétés chimiques : on sait donc finalement peu de chose sur les effets à long terme de ces produits qui mélangent bien souvent plusieurs composés. Irritations, allergies, pollution des eaux et de l’air… Leur nocivité se situe généralement à plusieurs niveaux. Certains, en se décomposant, libèrent même des composés chimiques encore plus toxiques que le produit initial ! Cette situation est d’autant plus regrettable que l’on peut aujourd’hui avantageusement remplacer ces produits conventionnels par des produits écologiques. Biodégradables et sans effets sur la santé ou l’environnement, ils sont tout aussi efficaces…

Les remèdes possibles

  • Choisir des produits estampillés Écolabel européen. Ce label garantit des produits les moins nocifs sur la santé et l’environnement, les moins toxiques et les plus biodégradables possibles.
  • Nettoyer régulièrement les pièces pour éviter l’usage de produits agressifs.
  • Supprimer les produits non indispensables, choisir des produits concentrés et rechargeables pour éviter les déchets d’emballage.
  • Nettoyer les vitres seulement avec de l’eau purifiée.
  • Préférer un produit nettoyant multi-usage plutôt que plusieurs produits différents.
  • Respecter les dosages.
  • Utiliser des lingettes en microfibres pour les surfaces lisses : elles s’utilisent sans produit d’entretien.
  • Ajouter des balles et battoirs de lavage dans les machines à laver permet de réduire la quantité de lessive.
  • Utiliser le vinaigre blanc pour nettoyer carrelages, détartrer cafetière ou bouilloire, éliminer les tâches, blanchir le linge…
  • S’équiper d’un récupérateur d’eau de pluie : elle contient moins de calcaire et l’action des produits de nettoyage est plus efficace.