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Les bonnes pratiques

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Entretenir la ripisylve

Les enjeux

La ripisylve est en fait la végétation que l’on trouve en bordure des cours d’eau. Au-delà de l’agrément visuel qu’elle peut procurer, la ripisylve présente d’importants intérêts à plusieurs niveaux. Elle permet d’abord de stabiliser le sol ce qui va faciliter l’écoulement de l’eau et limiter l’érosion des berges. Lors des crues, les végétaux vont faire opposition au courant, dissiper son énergie et réduire sa vitesse ce qui va limiter la propagation des eaux. Mais c’est sans doute la fonction écologique qui est la plus importante : la ripisylve joue en effet un rôle d’épuration vis-à-vis des nitrates, de l’azote, des phosphates et des matières en suspension, tandis que l’ombrage qu’elle procure peut limiter le phénomène d’eutrophisation. La faune y trouve aussi son intérêt puisque la végétation procure autant de cachettes et d’espaces propices à la reproduction aux poissons, aux reptiles, aux batraciens, aux invertébrés, mais aussi aux oiseaux…

Les remèdes possibles

  • Établir un diagnostic de terrain afin de définir les enjeux sur l’état du site, ses évolutions et ses usages.
  • Replanter les berges avec des essences adaptées, renouveler les végétations vieillissantes.
  • Établir les cheminements en retrait.
  • Gérer les embâcles.

Éviter les pollutions agricoles ponctuelles et diffuses par les produits phytosanitaires

Les enjeux

La pollution par les produits phytosanitaires revêt plusieurs formes. Les pollutions ponctuelles surviennent principalement au siège des exploitations lors de la manipulation des produits à l’occasion du remplissage ou du rinçage du pulvérisateur. Les pollutions diffuses ont lieu pendant et après l’application des produits : dérive de pulvérisation, ruissellement, infiltration. Il est essentiel de réduire ces risques de pollution afin de préserver la qualité de l’eau et la santé humaine.

Les remèdes possibles

  • Stocker les produits dans un local spécifique et conforme.
  • Se munir de l’équipement de protection individuelle lors de la préparation de la bouillie.
  • Choisir un lieu de préparation et de remplissage du pulvérisateur protégé afin d’éviter le risque de pollution directe du milieu en cas d’accident ou de débordement.
  • Recycler les emballages vides des produits phytosanitaires, gérer les produits qui ne sont plus utilisables, mettre en place un dispositif pour gérer les fonds de cuve et les eaux de lavage.
  • Réduire voire supprimer l’utilisation de pesticides par l’utilisation de techniques alternatives de désherbage.
  • Réaliser des aménagements pour stopper ou ralentir les ruissellements vers les cours d’eau – talus, haies, bandes enherbées…

Ces actions pourront être mises en place dans le cadre de contrats de bassin ou de mesures agro-environnementales.

Jardiner sans pesticides

Les enjeux

Immédiats ou différés dans le temps, les dangers des pesticides sont réels pour l’environnement, la biodiversité et la santé humaine. Un gramme de pesticides suffit à polluer 10 km de fossé, c’est pourquoi il est formellement interdit de traiter à proximité d’un cours d’eau, des berges d’un fossé, dans les avaloirs, les bouches d’égout et les caniveaux. Réduire, voire supprimer leur utilisation est une priorité ! Pour peu que l’on respecte certaines règles de bon sens et que l’on redécouvre les nombreuses techniques de jardinage au naturel, efficaces et simples à mettre en œuvre, il est tout à fait possible d’éviter le recours aux produits chimiques.

Les remèdes possibles

  • Choisir des plantes adaptées au sol, au climat et à l’exposition.
  • Pailler sitôt la plantation pour empêcher le développement des herbes indésirables et éviter ainsi le recours aux désherbants chimiques. Le paillis permet aussi d’éviter le dessèchement en été : le paillage vaut en effet plusieurs arrosages.
  • Installer des barrières et pièges à insectes, des abris et nichoirs à auxiliaires, créer une haie champêtre.
  • Réaliser son propre compost avec les déchets du jardin ou de la cuisine.
  • Récupérer l’eau de pluie et utiliser un tuyau d’arrosage microporeux permettant d’arroser au goutte à goutte.

Préserver et valoriser les milieux humides et aquatiques

Les enjeux

Le territoire du SAGE Estuaire de la Loire compte des zones humides et des milieux aquatiques d’une diversité et d’une richesse biologique exceptionnelles avec un réel caractère patrimonial. Marais côtiers, vasières, prairies alluviales, marais salants, tourbières… Si la plus vaste des zones humides du SAGE, la Bière, bénéficie d’une certaine renommée, la plupart de ces milieux très diversifiés restent méconnus. Or, chacune à son niveau joue un rôle essentiel dans le maintien de la qualité des eaux et du bon état écologique, mais aussi de la prévention des crues et du soutien d’étiage. Beaucoup de ces zones humides sont aujourd’hui menacées par l’urbanisation, le remblaiement, les pollutions diverses, une mauvaise gestion ou un défaut d’entretien, des pratiques agricoles inadaptées… On estime qu’au cours des cinquante dernières années, la France a déjà perdu les deux tiers de ses zones humides. Il est donc urgent d’agir.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un inventaire local des zones humides afin de disposer d’une cartographie et d’une caractérisation de leur intérêt. Cet inventaire, qui doit être dressé sur toutes les communes du territoire avant septembre 2012, peut être mené conjointement avec l’inventaire des cours d’eau.
  • Intégrer la protection des zones humides dans les documents d’urbanisme, tenir compte de l’inventaire des milieux humides lors de l’élaboration ou de la révision des documents d’urbanisme.
  • Privilégier une gestion pérenne des zones humides

Réduire les transferts sur les parcelles maraîchères

Les enjeux

La région nantaise est la première région française en matière de production de mâche, poireau, radis, muguet et concombre. Mais à l’échelle du SAGE, les bassins versants occupés par l’activité maraîchère sont sensibles à la problématique du ruissellement. Celui-ci peut en effet provoquer le transfert de produits phytosanitaires dans les cours d’eau ainsi que l’entraînement du sable pouvant à terme colmater fossés et rivières. Pour maintenir une bonne qualité des eaux, il est important de réfléchir à l’aménagement des parcelles. Mais l’une des difficultés tient à l’espace disponible, déjà très réduit.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un diagnostic agro-environnemental sur les parcelles concernées et mettre en œuvre de nouvelles pratiques si besoin.
  • Créer une mare épuratrice chargée de jouer un rôle tampon pour les eaux de ruissellement avant leur arrivée aux rivières et y planter des plantes phyto-épuratrices.
  • Réaliser des plantations ou d’enherbement de berges des fossés ou la création de contre-talus de bas de parcelle.
  • Évaluer les possibilités de modifier ses pratiques pour tendre vers une agriculture raisonnée voire biologique.