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Les bonnes pratiques

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Entretenir le réseau hydraulique des marais

Les enjeux

La réduction de l’exploitation et donc de l’entretien des marais entraîne des colmatages voire une réduction des surfaces en eau sur certains secteurs. Or, un entretien régulier est indispensable pour permettre le fonctionnement hydraulique et écologique du réseau, le maintien de son rôle de clôture et de limite de propriété et la satisfaction de tous les usages locaux – agriculture, pêche, chasse, tourisme… L’accumulation de vase par manque d’entretien peut également provoquer des atterrissements et transformer profondément ces milieux aquatiques.

Les remèdes possibles

  • Dresser un inventaire du réseau hydraulique, préciser le statut fonctionnel des canaux et fossés, et leur connectivité.
  • Analyser la diversité écologique.
  • Réaliser les travaux de curage selon l’une des deux techniques existantes – à sec ou en eau –, en fonction de la spécificité du site.
  • Répartir les opérations de curage sur plusieurs secteurs et catégories de réseaux pour conserver une mosaïque d’habitats, et assurer cet entretien en routine afin de ne pas trop interférer sur le milieu et la diversité biologique.

Éviter les pollutions agricoles ponctuelles et diffuses par les produits phytosanitaires

Les enjeux

La pollution par les produits phytosanitaires revêt plusieurs formes. Les pollutions ponctuelles surviennent principalement au siège des exploitations lors de la manipulation des produits à l’occasion du remplissage ou du rinçage du pulvérisateur. Les pollutions diffuses ont lieu pendant et après l’application des produits : dérive de pulvérisation, ruissellement, infiltration. Il est essentiel de réduire ces risques de pollution afin de préserver la qualité de l’eau et la santé humaine.

Les remèdes possibles

  • Stocker les produits dans un local spécifique et conforme.
  • Se munir de l’équipement de protection individuelle lors de la préparation de la bouillie.
  • Choisir un lieu de préparation et de remplissage du pulvérisateur protégé afin d’éviter le risque de pollution directe du milieu en cas d’accident ou de débordement.
  • Recycler les emballages vides des produits phytosanitaires, gérer les produits qui ne sont plus utilisables, mettre en place un dispositif pour gérer les fonds de cuve et les eaux de lavage.
  • Réduire voire supprimer l’utilisation de pesticides par l’utilisation de techniques alternatives de désherbage.
  • Réaliser des aménagements pour stopper ou ralentir les ruissellements vers les cours d’eau – talus, haies, bandes enherbées…

Ces actions pourront être mises en place dans le cadre de contrats de bassin ou de mesures agro-environnementales.

Éviter l’eutrophisation des eaux douces

Les enjeux

L’agriculture a un rôle essentiel dans la maîtrise des ruissellements et le ralentissement des écoulements d’eau. Certains aménagements permettent de limiter les ruissellements et l’érosion. Ainsi, les talus perpendiculaires à la pente jouent un rôle de barrage au ruissellement et au drainage oblique ce qui a pour effet de limiter l’érosion des sols et les transferts rapides aux cours d’eau. Pour sa part, le bocage a un rôle tampon qui limite la sévérité des pics de crues et des étiages.

Les remèdes possibles

  • Planter des haies.
  • Mettre en place des surfaces enherbées qui favorisent le piégeage des particules de phosphore.

Éviter que le bétail s’abreuve directement au cours d’eau

Les enjeux

Permettre aux animaux d’élevage de s’abreuver directement à la rivière peut générer un certain nombre de nuisances. À commencer par la dégradation des berges avec un phénomène d’érosion lié au piétinement, accompagné d’une disparition de la végétation… Dans certains cas extrêmes, cela peut se traduire par l’élargissement du lit du cours d’eau et un réchauffement de l’eau. Les déjections animales peuvent également dégrader la qualité de l’eau… Sans compter les risques de chutes pour les animaux, ou de pathologies si l’eau est contaminée.

Les remèdes possibles

  • Réaliser une encoche dans la berge. Des petits blocs disposés dans le lit orientent le courant vers cet abreuvoir. Une clôture devant l’encoche bloque l’accès à la rivière.
  • Créer une fosse en dérivation avec le lit mineur, en installant une buse de prise, un réservoir et une buse de vidange. Ce procédé implique de maintenir le niveau d’eau. Si le dénivelé est important, la dérivation peut alimenter un abreuvoir.
  • Installer une pompe individuelle activée par l’animal avec son museau. Un système économique et efficace, mais inutilisable pour les ovins. Se désamorce facilement.
  • Capter une source pour alimenter l’abreuvoir. Une solution lourde qui nécessite une autorisation de la Police de l’eau.
  • Récupérer l’eau de pluie.

Dans tous les cas, les aménagements doivent être accompagnés d’une clôture pour interdire l’accès des bêtes à la rivière.

Limiter les pollutions bactériologiques

Les enjeux

Les pollutions bactériologiques sont les plus pénalisantes pour les différents usages économiques comme la baignade, la pêche et la conchyliculture. Si les sources de pollution bactérienne peuvent être multiples, les activités agricoles peuvent constituer un élément non négligeable. Il convient donc d’être particulièrement attentif à ces différents aspects.

Les remèdes possibles

  • Mettre aux normes les bâtiments d’élevage.
  • Éviter les épandages par temps de pluie.
  • Éviter les abreuvages directs dans les cours d’eau.

Réduire les transferts sur les parcelles maraîchères

Les enjeux

La région nantaise est la première région française en matière de production de mâche, poireau, radis, muguet et concombre. Mais à l’échelle du SAGE, les bassins versants occupés par l’activité maraîchère sont sensibles à la problématique du ruissellement. Celui-ci peut en effet provoquer le transfert de produits phytosanitaires dans les cours d’eau ainsi que l’entraînement du sable pouvant à terme colmater fossés et rivières. Pour maintenir une bonne qualité des eaux, il est important de réfléchir à l’aménagement des parcelles. Mais l’une des difficultés tient à l’espace disponible, déjà très réduit.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un diagnostic agro-environnemental sur les parcelles concernées et mettre en œuvre de nouvelles pratiques si besoin.
  • Créer une mare épuratrice chargée de jouer un rôle tampon pour les eaux de ruissellement avant leur arrivée aux rivières et y planter des plantes phyto-épuratrices.
  • Réaliser des plantations ou d’enherbement de berges des fossés ou la création de contre-talus de bas de parcelle.
  • Évaluer les possibilités de modifier ses pratiques pour tendre vers une agriculture raisonnée voire biologique.

Sécuriser l’alimentation en eau potable et économiser la ressource dans une exploitation agricole

Les enjeux

La disponibilité de la ressource n’est pas un enjeu prioritaire pour le territoire du SAGE Estuaire de la Loire. Il n’y a pas non plus de conflits d’usage, c’est d’ailleurs pourquoi il n’existe pas de règle de répartition entre eux. Mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? Avec le changement climatique, des experts prévoient en effet un accroissement des périodes de sécheresse pouvant créer des étiages plus importants des cours d’eau. Quant aux ressources en eau souterraines elles voient leur exploitation optimisée au maximum. Toutes ces incertitudes incitent donc à sécuriser les approvisionnements et à maîtriser les besoins futurs.

Les remèdes possibles

  • Réduire les consommations d’eau sur l’exploitation.
  • Adapter les modes d’arrosage des cultures et jardins.
  • Réutiliser les eaux usées traitées.
  • Mettre en place des cultures moins consommatrices en eau.
  • Récupérer les eaux pluviales.