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Les bonnes pratiques

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Sécuriser l’alimentation en eau potable et économiser la ressource pour une collectivité

Les enjeux

La disponibilité de la ressource n’est pas un enjeu prioritaire pour le territoire du SAGE Estuaire de la Loire. Il n’y a pas non plus de conflits d’usage, c’est d’ailleurs pourquoi il n’existe pas de règle de répartition entre eux. Mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? Avec le changement climatique, des experts prévoient en effet un accroissement des périodes de sécheresse pouvant créer des étiages plus importants des cours d’eau. Quant aux ressources en eau souterraines elles voient leur exploitation optimisée au maximum. Toutes ces incertitudes incitent donc à sécuriser les approvisionnements et à maîtriser les besoins futurs.

Les remèdes possibles

  • Réduire les consommations d’eau de la collectivité et promouvoir les pratiques économes.
  • Adapter les modes d’arrosage des espaces verts et terrains de sport.
  • Réutiliser les eaux usées traitées.
  • Entretenir et surveiller les réseaux de distribution d’eau potable afin notamment d’éviter les fuites.
  • Récupérer les eaux pluviales.
  • Choisir des aménagements d’espaces verts moins consommateurs d’eau.

Sensibiliser le grand public aux économies d’eau

Les enjeux

L’essentiel de la consommation d’eau – les trois quarts pour être précis – est lié à des usages domestiques. Or, dans un contexte de réchauffement climatique et de multiplication des événements extrêmes, la question de la pérennité de la ressource se pose forcément. Il apparaît donc important de sensibiliser les particuliers, principaux consommateurs, afin qu’ils modifient leurs comportements et limitent leur consommation d’eau. La filière professionnelle – industriels de la plomberie, grossistes et détaillants, plombiers, entreprise du bâtiment… – devra elle aussi être sensibilisée aux enjeux.

Les remèdes possibles

  • Joindre un courrier d’information aux factures d’eau.
  • Réaliser une exposition tournante dans les établissements scolaires.
  • Organiser des salons d’informations.
  • Mettre en place une animation avec un espace de documentation générale pour les ménages afin de délivrer des conseils et promouvoir des équipements hydro-économes et un espace enfant.
  • Montrer l’exemple au travers d'aménagements d’économie d’eau dans les bâtiments publics et le faire savoir.

Pour plus de réussite, toutes ces actions devront cibler à la fois les particuliers, les industriels et les agriculteurs.

Améliorer les réseaux de distribution pour limiter les pertes en eau

Les enjeux

L’eau parcourt de nombreux kilomètres dans des conduites souterraines avant d’arriver jusqu’aux consommateurs. La surveillance et l’entretien de ces réseaux sont donc essentiels afin d’éviter toute fuite ou casse de canalisation. À l’échelle nationale, on estime en effet qu’environ 30 % du volume transporté est perdu en raison de fuites ! Ce n’est d’ailleurs pas le cas dans le périmètre du SAGE… Mais au-delà des pertes en eau potable, les conséquences d’un réseau vieillissant sont aussi d’ordre sanitaire. En Loire-Atlantique, le Schéma départemental de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable (AEP) souligne le bon rendement des réseaux structurants, mais le maintien de ces performances passe aussi par un renouvellement régulier des réseaux. L’objectif est bien sûr de limiter l’augmentation des prélèvements.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un diagnostic détaillé du réseau afin d’avoir des plans à jour, repérer les éventuelles fuites, identifier les branchements en plomb, les canalisations en amiante-ciment, évaluer l’état des canalisations et leur vieillissement, disposer d’un comptage de tous les prélèvements.
  • Poursuivre le programme d’entretien, de remise en état et de renouvellement des canalisations les plus anciennes et des branchements en plomb – ils devront tous être changés à l’échéance 2013 –, et installer des compteurs individuels. Toutes ces actions devront être accompagnées par une formation du personnel et une sensibilisation des abonnés.
  • Mettre en place un programme de surveillance, d’évolution des rendements et de contrôle des pressions d’eau dans le réseau. L’installation de débitmètres sur le réseau de distribution permettra d’évaluer et de localiser précisément les volumes perdus.

Mettre en place des systèmes hydro-économes

Les enjeux

Les besoins en eau ne cessent d’augmenter : en Loire-Atlantique, les projections indiquent des volumes moyens d’environ 97 millions de m3 en 2010 et 105 millions de m3 vers 2020, soit 18 % d’augmentation en dix ans… Si le territoire ne souffre pas de problèmes d’approvisionnement à court et moyen terme, il semble toutefois raisonnable et surtout possible de réduire cette consommation. Une étude de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne révèle en effet des potentialités d’économie d’eau pour les collectivités (hôtellerie, bâtiments publics, services communaux) de l’ordre de 20 à 30 % !

Les remèdes possibles

  • Équiper les bâtiments publics ou semi-publics ainsi que le parc locatif public de dispositifs hydro-économes – compteurs divisionnaires, réducteurs de pression, mousseurs, mitigeurs, chasses d’eau économes…
  • Encourager la construction ou la réhabilitation de bâtiments sous la norme HQE (Haute Qualité environnementale).
  • Sensibiliser le personnel aux économies d’eau et à la fermeture des robinets…
  • Mettre à la disposition des services d’espaces verts des techniques d’arrosage économes.
  • Choisir des plantes moins gourmandes en eau.
  • Développer les dispositifs de récupération d’eaux.
  • Sensibiliser les particuliers à l’entretien régulier de leur robinetterie afin d’éviter les éventuelles fuites.
  • Sensibiliser les particuliers à de nouveaux comportements : privilégier la douche au bain, préférer un lavage au lave-vaisselle deux à trois fois plus économe en eau que le lavage à la main.

Récupérer et valoriser les eaux pluviales

Les enjeux

La récupération de l’eau de pluie peut paraître relativement simple. Elle se heurte pourtant à de nombreuses difficultés d’ordre réglementaire, économique, technique, et même sanitaire. Selon le Code civil, les particuliers ont le droit de récupérer les eaux de pluie et d’en disposer à leur guise. Quant aux collectivités, la loi sur l’eau de 1992 leur impose la maîtrise des rejets pluviaux en milieu urbain : leur stockage provisoire peut être une solution. Toutefois, l’utilisation de l’eau de pluie en l’état ou partiellement traitée mais non potable n’est possible que pour les usages non domestiques. Elle permet surtout d’éviter le recours à l’eau potable lorsque ce n’est pas nécessaire – lavage des voitures, arrosage du jardin… Si l’intérêt économique de la récupération de l’eau pluviale est négligeable, les enjeux se situent clairement au niveau de la préservation de la ressource et s’inscrivent dans une démarche de développement durable.

Les remèdes possibles

  • Joindre un document sur les dispositifs de récupération d’eau de pluie à chaque délivrance d’un permis de construire et d’une autorisation de travaux.
  • Informer les particuliers sur les dispositifs d’aide à l’achat d’équipement de récupération des eaux pluviales.
  • Intégrer dans chaque nouveau projet d’aménagement une étude de faisabilité de la récupération des eaux pluviales.
  • Privilégier les constructions sur les critères de HQE afin d’anticiper dès la conception les enjeux d’économies d’eau et d’énergie.

Récupérer et valoriser les eaux usées traitées

Les enjeux

En France, la réutilisation des eaux usées traitées est quasi exclusivement destinée à l’irrigation. Depuis fin 2006, le Conseil supérieur de l’hygiène publique interdit en effet l’usage des eaux usées pour une utilisation en espaces verts et zones récréatives en milieu urbain ou périurbain. Les eaux usées traitées pourraient toutefois être une ressource alternative permettant de limiter les pénuries d’eau, de mieux préserver les ressources naturelles et de contribuer à la gestion intégrée de l’eau. En plus de l’irrigation, elles peuvent potentiellement être utilisées pour l’industrie – circuit de refroidissement, construction…

Les remèdes possibles

  • Mobiliser et faire collaborer les parties concernées – collectivités, industriels, agriculteurs… – pour mettre en place de nouveaux projets de réutilisation.
  • Réaliser des études sur les aspects environnementaux. La présence de sels, bore, sodium, notamment, peut avoir des effets négatifs sur certaines cultures.
  • Réaliser une étude financière sur le coût des infrastructures et d’exploitation.

De nombreuses études doivent d’abord être menées avant que des solutions concrètes puissent être proposées. 

Gérer les zones humides

Les enjeux

Indispensables pour la préservation de la biodiversité, la régulation quantitative de l’eau et l’amélioration de sa qualité, les zones humides sont aussi un espace très fragile. La plupart d’entre elles sont déjà recensées, les plus remarquables étant soumises à des mesures de protection comme Natura 2000. Mais certaines parcelles, jugées moins rentables pour l’activité agricole, sont délaissées : à terme, leur caractère remarquable risque donc de s’atténuer. Maintenir les conditions nécessaires à leur entretien s’avère donc indispensable.

Les remèdes possibles

  • Exonérer partiellement ou totalement de la taxe foncière les propriétés non bâties situées en zone humide sous condition d’un engagement de gestion de cinq ans.
  • Faire appliquer l’obligation d’entretien des parcelles agricoles déclarées au régime PAC depuis 2005.
  • Maintenir l’activité agricole par le biais de contrats agro-environnementaux. Des bonifications sont par ailleurs accordées sur les zones Natura 2000.
  • Développer les opérations collectives de restauration et d’entretien des zones humides. Après étude et déclaration d’intérêt général, elles permettent aux collectivités de se substituer aux propriétaires en cas d’absence de gestion. Ces contrats sont conclus avec l’Agence de l’eau pour une durée de cinq ans en général.
  • Réaliser une étude de marché sur la mise en place d’une labellisation territoriale pour promouvoir les produits issus du territoire.
  • Étudier les possibilités d’aider à la mise en place de circuits courts de valorisation – partenariats avec les collectivités, interprofessionnels de la viande…

Réaliser des diagnostics d’ouvrages et gérer leur fonctionnement

Les enjeux

Les ouvrages hydrauliques ont historiquement un rôle très important dans la gestion des cours d’eau puisqu’ils permettent notamment de réguler les niveaux d’eau et d’exploiter la force hydraulique. Difficilement franchissables par les poissons, ces ouvrages compliquent fortement les migrations pour la reproduction. C’est le cas notamment pour le brochet sur le Tenu. Elles entraînent aussi des ruptures d’écoulement. Aujourd’hui, alors que l’énergie de la rivière est de moins en moins utilisée, de nouveaux usages se développent – randonnée, loisirs nautiques… Il est important de réduire les impacts négatifs de ces aménagements parfois inutilisés et d’améliorer ainsi la circulation piscicole et le passage des sédiments pour un meilleur fonctionnement écologique des cours d'eau…

Les remèdes possibles

  • Réaliser des inventaires d’ouvrages sur les cours d’eau naturels.
  • Réaliser des diagnostics d’ouvrages pour identifier précisément le rôle et l’impact de l’ouvrage, et trouver des solutions. Le diagnostic permettra d’évaluer l’intérêt de maintenir, supprimer ou aménager les ouvrages, notamment par des passes à poissons.
  • Mettre en place des sites pilotes pour contrôler l’impact des travaux sur les indices biologiques.

Préserver et valoriser les milieux humides et aquatiques

Les enjeux

Le territoire du SAGE Estuaire de la Loire compte des zones humides et des milieux aquatiques d’une diversité et d’une richesse biologique exceptionnelles avec un réel caractère patrimonial. Marais côtiers, vasières, prairies alluviales, marais salants, tourbières… Si la plus vaste des zones humides du SAGE, la Bière, bénéficie d’une certaine renommée, la plupart de ces milieux très diversifiés restent méconnus. Or, chacune à son niveau joue un rôle essentiel dans le maintien de la qualité des eaux et du bon état écologique, mais aussi de la prévention des crues et du soutien d’étiage. Beaucoup de ces zones humides sont aujourd’hui menacées par l’urbanisation, le remblaiement, les pollutions diverses, une mauvaise gestion ou un défaut d’entretien, des pratiques agricoles inadaptées… On estime qu’au cours des cinquante dernières années, la France a déjà perdu les deux tiers de ses zones humides. Il est donc urgent d’agir.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un inventaire local des zones humides afin de disposer d’une cartographie et d’une caractérisation de leur intérêt. Cet inventaire, qui doit être dressé sur toutes les communes du territoire avant septembre 2012, peut être mené conjointement avec l’inventaire des cours d’eau.
  • Intégrer la protection des zones humides dans les documents d’urbanisme, tenir compte de l’inventaire des milieux humides lors de l’élaboration ou de la révision des documents d’urbanisme.
  • Privilégier une gestion pérenne des zones humides

Entretenir la ripisylve

Les enjeux

La ripisylve est en fait la végétation que l’on trouve en bordure des cours d’eau. Au-delà de l’agrément visuel qu’elle peut procurer, la ripisylve présente d’importants intérêts à plusieurs niveaux. Elle permet d’abord de stabiliser le sol ce qui va faciliter l’écoulement de l’eau et limiter l’érosion des berges. Lors des crues, les végétaux vont faire opposition au courant, dissiper son énergie et réduire sa vitesse ce qui va limiter la propagation des eaux. Mais c’est sans doute la fonction écologique qui est la plus importante : la ripisylve joue en effet un rôle d’épuration vis-à-vis des nitrates, de l’azote, des phosphates et des matières en suspension, tandis que l’ombrage qu’elle procure peut limiter le phénomène d’eutrophisation. La faune y trouve aussi son intérêt puisque la végétation procure autant de cachettes et d’espaces propices à la reproduction aux poissons, aux reptiles, aux batraciens, aux invertébrés, mais aussi aux oiseaux…

Les remèdes possibles

  • Établir un diagnostic de terrain afin de définir les enjeux sur l’état du site, ses évolutions et ses usages.
  • Replanter les berges avec des essences adaptées, renouveler les végétations vieillissantes.
  • Établir les cheminements en retrait.
  • Gérer les embâcles.

Réduire l’usage des pesticides

Les enjeux

Dans un souci esthétique, les collectivités s’attachent aujourd’hui à présenter des voies de circulation propres et des végétaux en bonne santé, en particulier en zone urbaine. Cette préoccupation peut les pousser à avoir recours aux produits phytosanitaires. Selon un rapport de l’Ifen, 91 % des cours d’eau et 55 % des eaux souterraines contiennent des pesticides. L’enjeu est donc de tendre vers le zéro phyto pour l’entretien de l’espace public en utilisant des techniques alternatives pour le désherbage des zones urbanisées à risque élevé. Mais il est aussi urgent de réfléchir en amont pour concevoir et aménager l’espace public afin de limiter le recours aux phytosanitaires. D’autant qu’il appartient dans ce domaine aux collectivités de montrer l’exemple.

Les remèdes possibles

  • Recourir à un désherbage thermique à gaz, à eau chaude, à mousse ou à vapeur.
  • Utiliser le désherbage mécanisé sur les terrains stabilisés et sablés. Si trois à quatre passages sont nécessaires chaque année, cette technique offre des rendements intéressants sur des surfaces sans obstacles.
  • Désherber manuellement avec des petits outils (binettes, parois, ratissoires…) dans les milieux à faible accessibilité. Les coûts de main-d’œuvre sont élevés mais cette technique permet d’intervenir dès que les plantes apparaissent.
  • Privilégier les caniveaux moulés aux bordures.
  • Créer une bande végétalisée pour intégrer le mobilier urbain afin de faciliter le passage des engins d’entretien. De même, privilégier les objets (bancs, poubelles, horodateurs…) suspendus ou fixés aux façades.
  • Privilégier la gestion différenciée : gérer les espaces verts selon leur nature, leur usage, leur surface, et affecter les moyens uniquement où ils sont nécessaires.
  • Accepter la végétation spontanée et ne réserver les traitements qu’aux cas extrêmes.

Réaliser un plan de désherbage communal

Les enjeux

Le désherbage de surfaces imperméabilisées ou à transfert rapide (caniveaux, avaloirs d’eau pluviale, fossés…) contribue de façon importante à la pollution des cours d’eau. En zone urbaine, les sols sont en effet souvent inertes, imperméables et dépourvus des matières organiques et des micro-organismes qui jouent un rôle important dans la dégradation des molécules phytosanitaires. De fait, les taux de transfert des substances actives sur de telles surfaces peuvent être jusqu’à 30 à 40 fois supérieurs à ceux générés par une parcelle agricole ! Aujourd’hui, la contamination des eaux superficielles par les produits phytosanitaires est généralisée et préoccupante et le coût pour rendre l’eau propre à la consommation donc de plus en plus élevé pour les collectivités. En adaptant les pratiques d’entretien, la mise en place d’un plan de désherbage communal permet de réduire rapidement le risque de pollution des eaux superficielles.

Les remèdes possibles

  • Réaliser un audit sur les pratiques de désherbage de la commune.
  • Définir les objectifs d’entretien c’est-à-dire les zones où le désherbage est nécessaire et celles où il ne l’est pas.
  • Classer les zones à désherber selon leur niveau de risque (proximité à l’eau et capacité d’infiltration de la surface) et choisir les méthodes d’entretien.
  • Enregistrer les pratiques d’entretien de l’espace communal.
  • Réaliser un bilan annuel et mettre à jour les données tous les deux ou trois ans.

Utiliser des produits d’entretien écologiques

Les enjeux

Sur les 100 000 substances chimiques commercialisées en Europe, seules 5 000 ont fait l’objet d’études sur leurs propriétés chimiques : on sait donc finalement peu de chose sur les effets à long terme de ces produits qui mélangent bien souvent plusieurs composés. Irritations, allergies, pollution des eaux et de l’air… Leur nocivité se situe généralement à plusieurs niveaux. Certains, en se décomposant, libèrent même des composés chimiques encore plus toxiques que le produit initial ! Cette situation est d’autant plus regrettable que l’on peut aujourd’hui avantageusement remplacer ces produits conventionnels par des produits écologiques. Biodégradables et sans effets sur la santé ou l’environnement, ils sont tout aussi efficaces…

Les remèdes possibles

  • Choisir des produits estampillés Écolabel européen. Ce label garantit des produits les moins nocifs sur la santé et l’environnement, les moins toxiques et les plus biodégradables possibles.
  • Nettoyer régulièrement les pièces pour éviter l’usage de produits agressifs.
  • Supprimer les produits non indispensables, choisir des produits concentrés et rechargeables pour éviter les déchets d’emballage.
  • Nettoyer les vitres seulement avec de l’eau purifiée.
  • Préférer un produit nettoyant multi-usage plutôt que plusieurs produits différents.
  • Respecter les dosages.
  • Utiliser des lingettes en microfibres pour les surfaces lisses : elles s’utilisent sans produit d’entretien.
  • Ajouter des balles et battoirs de lavage dans les machines à laver permet de réduire la quantité de lessive.
  • Utiliser le vinaigre blanc pour nettoyer carrelages, détartrer cafetière ou bouilloire, éliminer les tâches, blanchir le linge…
  • S’équiper d’un récupérateur d’eau de pluie : elle contient moins de calcaire et l’action des produits de nettoyage est plus efficace.

Diagnostiquer les sources de pollutions bactériologiques

Les enjeux

Les paramètres bactériologiques permettent d’évaluer si la qualité des eaux est satisfaisante pour la baignade et les activités conchylicoles. Mais les sources de pollution bactérienne sont nombreuses, souvent ponctuelles, et difficiles à identifier précisément. Depuis 2006, la réglementation européenne s’est durcie et impose également aux collectivités de réaliser des profils de baignade avant le 24 mars 2011. Ces profils doivent comporter une description physique de la zone et recenser toutes les sources de contaminations microbiologiques. À partir de ces éléments, des plans d’actions pourront être mis en place pour préserver ou reconquérir la qualité des eaux et permettre la pratique des différents usages du littoral – baignade, pêche, conchyliculture…

Les remèdes possibles

Établir un profil baignade.
Améliorer la collecte et le traitement des eaux usées.
Réfléchir à la récupération des eaux usées des bateaux.
Réhabiliter les points noirs en assainissement non collectif.

Réduire la vulnérabilité aux inondations

Les enjeux

Les inondations sont une réalité contre laquelle il est illusoire de lutter. Mais, tout en gardant à l’esprit la sécurité des individus, il s’agit d’anticiper ce risque en réduisant notamment la vulnérabilité à l’inondation en elle-même, ainsi que le temps de reprise de l’activité et de remise en état des réseaux. La réduction de la vulnérabilité passe à la fois par des mesures structurelles (construction), sociétales (culture et conscience du risque) et organisationnelles (planification de la gestion de crise).

Les remèdes possibles

  • Établir un diagnostic de vulnérabilité de la zone : type de population (sédentaire ou temporaire, niveau de vie, localisation des personnes à mobilité réduite…), connaissance du foncier (propriétaire ou locataire, type de logement, existence d’un espace refuge, qualité de la structure du bâti, peut-il résister à une crue), type d’activités (risques de pollution, enjeux économiques).
  • Localiser les secteurs à forte vulnérabilité pour prioriser les actions.
  • Entretenir les cours d’eau.
  • Créer des bassins de rétention et de puits d’infiltration, et préserver des zones d’expansion des crues.
  • Selon les enjeux de la zone, installer des digues de protection, des barrages écrêteurs de crues ou des ouvrages hydrauliques dérivant une partie des eaux en crue.
  • Sensibiliser les particuliers à la construction d’espaces refuges individuels et les entreprises à l’arrimage des produits polluants type cuve à mazout ou de mise à l’abri du matériel.