Accueil / Actualités / Vers un retour rapide à la normale

Station d’épuration de la Petite-Californie

Vers un retour rapide à la normale

Tweet
Nantes, le 2 septembre 2010

“On pouvait craindre une pollution importante, heureusement, il n’en est rien”, remarque Christian Couturier, maire des Sorinières, vice-président de Nantes Métropole chargé de l’assainissement et de la qualité des eaux, et président de la Commission locale de l’eau du SAGE Estuaire de la Loire. Les 4,5 m3 de biocide déversés accidentellement dans le réseau d’eaux usées se sont en effet dilués. Si le produit se révèle très biodégradable, il a toutefois détruit les bactéries qui assurent la dépollution organique de l’eau sur la station d’épuration avec notamment pour conséquence un dégagement de mauvaises odeurs. “La qualité des rejets s’en est ressentie, confirme Christian Couturier. La station n’assurait plus que 50 % de son traitement habituel.”

Dans l’immédiat, aucune anomalie visible n’a été constatée dans le milieu naturel, sur les poissons ou la flore. Il faut préciser que cette pollution ne présente aucun risque pour l’alimentation en eau potable puisque tous les captages en Loire sont opérés en amont. Par mesure de précaution, la Ville de Saint-Nazaire a tout de même pris un arrêté d’interdiction de la pêche et des loisirs nautiques à compter du dimanche 29 août. Celle-ci a été levée aujourd’hui.

Nantes Métropole et la Direction départementale du territoire et de la mer (DDTM) suivent désormais la situation de très près. Les analyses des boues de la station et des sédiments de Loire ont été renforcées et des boues biologiques en provenance de la station de Tougas sont injectées chaque jour dans le bassin d’aération de la Petite-Californie pour le réensemencer. Les premiers résultats sont d’ailleurs encourageants. À la station, les odeurs ont quasiment disparu, les rejets sont à nouveau limpides, et les analyses sur les prélèvements du 30 août montrent déjà un retour à la normale sur les matières en suspension (MES) et la demande chimique en oxygène (DCO). On estime que la station d’épuration devrait retrouver son fonctionnement normal dans un délai de trois semaines.

01 janvier 1970