Brière

Mobilisation contre l’écrevisse de Louisiane

La procambarus clarkii ou écrevisse rouge de Louisiane est considérée comme l’une des espèces les plus invasives actuellement dans le monde. Capturée pour la première fois en Brière en 1987, elle fragilise les berges, accélère l’envasement et aurait déjà entraîné la régression de la biodiversité aquatique dont notamment la biodiversité végétale. Depuis 2000, on a ainsi constaté une quasi-disparition des herbiers d’espèces autochtones dans les canaux de Brière. Le Parc naturel régional se mobilise pour lutter contre cette prolifération et a conclu des partenariats scientifiques pour avoir une connaissance beaucoup plus fine de l’espèce et des effets de sa prolifération. Depuis 2009, d’importantes expérimentations sont ainsi menées sur le site de la réserve Pierre-Constant à Saint-Malo-de-Guersac avec L’Université de Rennes et Agrocampus Ouest. Sous l’égide de scientifiques du CNRS et de l’Inra, une grande étude est également en cours sur l’ensemble des marais et ses zones humides périphériques (mares bocagères) pour mettre au point un suivi des populations, comprendre les facteurs favorisant la prolifération de l’écrevisse, mieux connaître l’espèce et proposer des outils de gestion (pièges sélectifs et rôle des poissons en tant que consommateur de l’écrevisse). Ces travaux – en grande partie financés par l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques – font ainsi du Parc naturel régional de Brière un territoire pilote sur cette problématique.

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23 août 2011